Souvent appelées langues mortes ou langues anciennes, le latin et le grec, pourtant enseignés depuis le mois de septembre 1996 dans les collèges et les lycées français, pourraient bien déserter les bancs de l’école. En effet, la réforme des collèges de Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Education nationale française, prévoit d’inclure ces enseignements au sein du français. Quelles seront les conséquences pour les élèves ? Ce changement impliquerait un appauvrissement des connaissances orthographiques, sémantiques et étymologiques. En effet, le latin et le grec sont à l’origine du français et de bien d’autres langues, puisque 70% des mots ont une origine latine. Une connaissance de ces langues permettrait donc de comprendre et de déduire la signification de la langue de Molière. Il a été constaté que les élèves qui suivent cet enseignement au collège (ils représentent 20% des collégiens) avaient plus de facilité dans les autres matières : le français bien sûr, mais également l’histoire, la géographie et les langues étrangères, puisque l’italien, l’espagnol ou encore l’anglais ont un passé commun. L’apprentissage du latin et du grec est donc un bon moyen de s’ouvrir aux autres langues et aux autres cultures.

Cette connaissance des langues anciennes semble également être un avantage non-négligeable pour de nombreux métiers, et ne sert pas seulement à devenir professeur ou enseignant-chercheur : on pense bien-sûr à la communauté des linguistes, mais également aux botanistes, pharmaciens, juristes… La réflexion sémantique affutée qu’elle induit, ainsi que les processus de logique et de déduction peuvent s’avérer utiles dans de nombreuses situations.

Et n’oubliez pas, Quidquid discis, tibi discis [1] !

[1] Quoi que tu apprennes, tu l’apprends pour toi-même

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