Au cours des mois de juillet et août 2015, j’ai effectué mon stage de fin de première année de master Traduction spécialisée au sein de l’agence de traduction Tele World Linguistic Services, basée à Barcelone.

L’agence Tele World Linguistic Services a été l’une des premières entreprises à répondre à mes propositions de stage. Suite à mon entretien avec le fondateur de l’entreprise Bahadir Ozkazanç, j’ai appris que l’usage des techniques de TAO garantissaient la qualité des traductions effectuées, hors je recherchais un stage qui me permette notamment d’améliorer mes compétences avec le logiciel Trados. L’agence m’a paru donc idéale pour mon stage de fin de master.

Au cours de ces deux mois, j’ai eu la chance de participer à de nombreux projets de traduction et de relecture, ce qui m’a permis de travailler en respectant un délai et de comprendre les enjeux : un traducteur est obligé de confirmer un projet avant de l’entamer, sans réellement savoir s’il est capable de le finir en temps et en heure. Le flux des demandes peut également être inégal au cours de la semaine, et les efforts doivent être fournis en conséquence. La commande d’un client est toujours imprévisible, et la charge de travail peut arriver, par exemple, seulement en fin de journée, après une matinée relativement calme.

Durant la seconde moitié du stage, nous avions pour mission de traduire gratuitement la page internet d’un hôtel de luxe. Après de nombreux appels et refus de la part de différents hôtels d’Espagne, le Palladium Hôtel d’Ibiza a répondu positivement à cette proposition. J’ai apprécié travailler sur un projet du début à la fin, de la recherche du client jusqu’à l’envoi de la facture et du document au format souhaité, en passant par une relecture collective. De plus, le fait de terminer un projet et de ne pas abandonner au premier refus restera pour moi une source de motivation pour mes prochaines recherches et de mon parcours professionnel.

Le premier point positif que je voudrais souligner, outre la variété des tâches confiées, est l’esprit de l’entreprise. En effet, le stagiaire est là pour comprendre les mécanismes propres au secteur et à l’entreprise, évoluer dans le domaine de la traduction, et acquérir des compétences en pratiquant et en observant. Je n’ai pas eu l’impression d’avoir été engagée pour effectuer des tâches secondaires qui n’ont, finalement, pas de lien avec mes études. L’entreprise engage des stagiaires sans y gagner d’intérêt, dans le but de former des jeunes à leur futur métier et leur permettre d’avoir un aperçu concret de la profession. Nous étions quatre stagiaires : 3 françaises et une polonaise. Différentes réunions ont été organisées pour nous former : une introduction aux logiciels Trados et Memo Q, une séance d’entrainement aux communications téléphoniques dans le but de promouvoir l’entreprise, ainsi qu’un cours de gestion de projet. Mais pour avoir déjà quelques bases concernant le logiciel Trados, l’introduction n’a pas complété ce que j’ai appris à l’université, et des problèmes informatiques survenus au cours du premier mois m’ont empêché de travailler avec. C’est donc avec le logiciel Memo Q (que je n’avais encore jamais utilisé) que j’ai effectué une grande partie de mes traductions. Les deux logiciels ont été installés sur mon ordinateur, ce qui constitue un véritable avantage pour la suite.

Le programme des tâches a été fixé pour les deux mois dès le premier jour, afin d’avoir un planning précis à respecter. Un compte-rendu des missions effectuées devait être envoyé chaque jour au tuteur, afin de garder une trace et de mesurer les progrès réalisés au fil des semaines. Il y avait donc un suivi constant de nos activités. Il m’a été confié un certains nombre de traductions pour les clients, après concertation avec le chef de projet afin de déterminer la date butoir et le délai nécessaire à la traduction. Par exemple, j’ai pu traduire des documents aussi variés qu’un acte de changement de citoyenneté régionale, un compte rendu de contrôle technique, ou un relevé de notes universitaire.

Outre les traductions et révisions, j’étais chargée de rédiger un article hebdomadaire en français et en espagnol destiné au site internet de l’entreprise. Ainsi, la participation, l’autonomie et la variété des tâches ont été des aspects importants pour le bon déroulement du stage.

De plus, j’ai remarqué que le travail d’équipe est primordial lorsque l’on évolue au sein d’une agence de traduction. Les employés sont tous passionnés par leur langue de travail, et l’entraide face aux difficultés rencontrées devient vite une activité ludique pour trouver les meilleures tournures de phrase, les mots les plus adaptés, les équivalents des expressions imagées… Je pense qu’il est beaucoup plus stimulant et enrichissant de travailler en équipe.

Un point est cependant à noter : nous effectuions des traductions « fictives » afin de s’entraîner lorsque nous en avions l’occasion, mais les corrections se faisaient rares, à raison de 3 fois une heure par semaine, ce qui n’était pas suffisant pour corriger l’ensemble des textes traduits. Nous n’avions donc pas beaucoup de retour et les doutes ou erreurs n’étaient pas revus. Les corrections étaient faites en groupe afin que chacun puisse donner sa version, et un débat était alors entamer pour décider de la meilleure version. J’ai trouvé ses réunions efficaces mais malheureusement trop rares.

L’équipe étant réduite et très « internationale » (les membres venaient de Turquie, Finlande, Kurdistan, Pologne et France), l’ambiance était détendue et amicale, et aucune atmosphère négative n’est venu perturber le travail de l’équipe durant ces deux mois. Mon expérience au sein de l’entreprise TWL a donc été globalement très positive.

Durch die globale Vernetzung ist die Welt heutzutage kleiner geworden, näher zusammengerückt. In kurzer Zeit können wir von einem Land in ein anderes reisen, fremde Städte erkunden und in neue Kulturen eintauchen. Doch nur zu oft kratzt man dabei leider nur an der Oberfläche. Wie also kann man ein Land wirklich kennenlernen, Land und Leute, wie man so schön sagt? Zugegeben, einfach ist das nicht, besonders, wenn man nur ein oder zwei Urlaubswochen zur Verfügung hat. Doch mit ein wenig Feingefühl und kulturellem Gespür kann man auch in kurzer Zeit authentische Einblicke in ein fremdes Land erhalten und nicht nur mit Urlaubsfotos der berühmtesten Bauwerke nach Hause fahren. Sondern mit einem Koffer voller neuer Erfahrungen, Bekanntschaften, Eindrücken und eventuell auch einem kleinen Teil der nun liebgewonnenen anderen Kultur.

Berühmte Bauwerke und Monumente sind wohl Teil jeder Reise. Nichts spricht dagegen, sich das historische Erbgut eines Landes anzuschauen, seine Künstler und Berühmtheiten kennenzulernen. Doch dabei sollte man es nicht belasssen. Je nach Kultur gibt es verschiedene Orte, an denen man in das Alltagsleben der Einheimischen eintauchen kann. Ob auf einem Markt, einem Strassenfest oder in einer versteckten Bar im Hinterhof. Manchmal muss man die wahre Kultur suchen und sich nicht von den touristischen Attraktionen und Angeboten blenden lassen. Dort, wo man hauptsächlich die Landessprache hört, dort ist man richtig. Eine gewisses Mass an Mut gehört auch dazu, man muss für einen Moment seine Scheu ablegen und sich trauen, mit seinen wenigen Brocken Fremdsprache mit Einheimischen in Kontakt zu kommen. Oft erzielt man mit der einfachen Frage nach einer Wegbeschreibung ganz erstaunliche Ergebnisse. Denn öffnet man sich einer anderen Kultur, so öffnet sie sich ebenfalls. Neue Möglichkeiten entstehen, Tipps für ein besonderes Restaurant, eine Tanzveranstaltung, das beste Kino der Stadt – wer, wenn nicht Einheimische, könnten einen besser beraten.

Auch ist es wichtig, sich selbst nicht nur als Touristen zu verstehen, sonst wird man auch als solcher wahrgenommen. Seien Sie Botschafter ihrer eigenen Kultur. Warum nicht einmal traditionnell kochen für den netten Barbesitzer, der einem so bereitwillig weitergeholfen hat? Warum nicht den Nachbarn vom Balkon gegenüber ein par Brocken der eigenen Sprache beibringen? Dem Einfallsreichtum sind hier keine Grenzen gesetzt. Und das Prinzip ist ganz einfach: Gibt man etwas von sich preis, investiert man ein wenig Kraft und Mut, dann wird auch etwas zurückkommen von der Kultur, die man kennenzulernen versucht.

Svenja Ohlsen, Praktikantin bei Tele World Linguistic Services